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Jarre en terre cuite

L’histoire du sextoy

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Sextoy, Olisbos, rabbit, Dildo, godemichet…, tant de vocabulaire pour désigner nos jouets intimes et coquins, mais qu’en est-il réellement de l’histoire du sextoy ?

Largement démocratisés et médiatisés depuis la fin du 20ième siècle, à travers les séries télévisées comme « Sex and the City », les stars du showbiz comme Kate Moss, Victoria Beckham ou Teri Hatcher, ou simplement parce que de plus en plus de femmes revendiquent et affirment une sexualité épanouie, l’histoire du sextoy semblent remonter à la nuit des temps.

En effet, il n’est pas une civilisation ou un continent où des archéologues ne sont pas parvenus à faire émerger de nombreux vestiges en forme de phallus. Rappelons à toutes fins utiles que dans l’Antiquité gréco-romaine, le phallus désignait l’organe sexuel masculin en érection. En effet, l’histoire du sextoy regorge de témoignages où le phallus faisait l’objet, soit d’un culte particulier au nom de la fertilité ou de la fécondité, soit d’un objet de plaisir, soit encore d’un objet médical destiné à traiter certaines pathologies que nous évoquerons plus loin.

Histoire du sextoy depuis la préhistoire

Selon l’histoire du sextoy, il semble que l’utilisation des premiers jouets coquins remonte aux temps lointains de l’ère paléolithique. En effet, il a été découvert dans la grotte de Hohle Fels située dans la localité de Schelklingen en Allemagne, un objet de forme phallique (d’une taille d’environ 20 cm) dont les moins audacieux ont affirmé qu’il s’agissait d’un percuteur. La datation au carbone de ce sextoy en pierre le situerait dans une fourchette allant de 27 000 à 28 000 ans avant JC. S’il n’existe aujourd’hui aucune certitude quant à l’utilisation de cet objet, il apparaît néanmoins que les rainures de la partie supérieure renforcent le caractère phallique de l’instrument.

L’histoire du sextoy continu aux temps des Hébreux, le peuple devenu monothéiste par la voie de son prophète Moïse, faisait parfois preuve d’égarement. On trouve alors dans les livres des Prophètes un témoignage de l’existence du culte du phallus. Ezéchiel indique, d’une manière assez précise, la fabrication de ce simulacre indécent et l’abus que les femmes en faisaient. « Vous avez, leur dit-il, pris vos riches vêtements, que vous avez cousus l’un à l’autre, pour en faire les ornements de vos hauts lieux et vous avez forniqué sur ces hauts lieux d’une manière qui n’a jamais eu ni qui n’aura jamais d’exemple ».

L’Egypte ancienne regorge de fresques, de sculptures, d’amulettes, de phallus isolés ou associés à des objets ou des dieux. Ainsi, dans la mythologie égyptienne, le dieu Osiris, était aussi symbolisé par un phallus disproportionné. De même, comme l’évoque Jacques-Antoine Dulaure dans son ouvrage « Les divinités génératrices » (1805), l’historien et explorateur Hérodote du Vème siècle avant JC, qui a assisté à cette cérémonie, nous la décrit de cette manière : « Les Egyptiens célèbrent la fête de Bacchus à peu près de la même manière que les Grecs ; mais, au lieu de Phallus, ils ont inventé des figures d’environ une coudée de haut, qu’on fait mouvoir par le moyen d’une corde. Les femmes portent, dans les bourgs et les villages, ces figures dont le membre viril n’est guère moins grand que le reste du corps, et qu’elles font remuer. Un joueur de flûte marche à la tête ; elles le suivent en chantant les louanges de Bacchus… ». Ci-desous une photo d’une vitrine au musée du Louvre :

histoire du sextoy antique

Phallus antique, l’histoire du sextoy

Dans l’Antiquité on retrouve aussi des traces de l’histoire du sextoy, les Grecs se révèlent de fougueux adeptes du culte phallique. Les peintures, les sculptures et les poteries montrent des sexes en érection vers lesquelles tendent des mains, ou des bouches de femmes, d’hommes. Le poète Aristophane du Vème siècle avant JC, met en scène une pièce de théâtre, Lysistrata. Cette œuvre dont le message essentiel est un message de paix, met en avant des femmes qui se plaignent de l’abstinence à laquelle les acculent leurs maris qui consacrent leur temps et leur énergie à la guerre. On y voit alors un culte voué au dieu Dionysos (dieu de la vigne, du vin et des plaisirs) où des femmes portent en procession des phallus géants, pour améliorer leur fécondité et leur fertilité. A cette époque, les grecs nomment les sextoys du terme « Olisbos ». Visible dans la vie quotidienne comme dans les cérémonies, taillés dans le bois ou la pierre, faits également avec du cuir, ces objets sont dédiés aux dieux ou au plaisir personnel. Leurs tailles sont variées et ils sont utilisés par les deux sexes.

Ce culte phallique sera conservé par les Romains à travers le dieu Priape, dieu de la fertilité, reconnaissable à son gigantesque pénis, constamment en érection.

A l’autre bout de la planète, les autres régions du monde ne sont pas en reste et on y retrouve aussi des traces de l’histoire du sextoy. Que ce soit, les statues des temples indous, les estampes japonaises, les poteries suggestives du Pérou, les statues érotiques des tombes malgaches, les accessoires sexuels du Kama-Sutra, le phallus est vraiment partout. Il est un objet de pèlerinage ou de culte pour les femmes désireuses d’enfanter, pour lutter contre la stérilité ou plus simplement pour assouvir son plaisir personnel. Ainsi, Pierre d’Assy dans son ouvrage Mentor (édition le Manuscrit) précise-t-il que « les Japonais voyageant confirmaient leur haut degré de civilisation en préférant confier un olisbos aux épouses esseulées ». Ainsi, alors que les Asiatiques offraient des godemichés à leurs épouses afin de se garantir leur fidélité, les seigneurs occidentaux « gratifiaient » leurs femmes de ceintures de chasteté !!!

Plus près de nous, en Europe occidentale, l’engouement pour les objets phalliques continue de traverser les époques. Ainsi, au Moyen Age, les jouets coquins sont dénommés « Gaude Mihi » ce qui signifie littéralement en latin médiéval « Réjouis Moi », ce qui donnera plus tard le terme de godemichet, devenu par raccourci Gode. C’est cependant en Italie que les godemichets deviennent « Diletto », ce qui plus tard donnera naissance au terme anglo-saxon « Dildo ».

histoire du sextoy préhistorique

godemichet préhistorique

Un témoignage du 16ième siècle en France marque l’histoire du sextoy sur leur utilisation, nous est également révélé à travers le poète Pierre de Ronsard, dans le sonnet à l’attention de celle qu’il courtise en vain, l’amenant à écrire :

« Amour, je ne me plains de l’orgueil endurcy,

Ny de la cruauté de ma jeune Lucresse ;

Ny comme, sans secours, languir elle me laisse :

Je me plains de sa main et de son godmicy »

Histoire du sextoy à partir du 19ème siècle

Plus près de nous encore, au 19ième siècle, les godemichés ont été utilisés en psychiatrie pour tenter de soigner l’hystérie chez la femme, perçue à l’époque comme la résultante d’une insatisfaction sexuelle. La morale ne faisait pas obstacle à ce traitement médical puisqu’à l’époque, la jouissance clitoridienne n’était pas identifiée.

Ce n’est qu’en 1883, que le Dr Joseph Mortimer Granville, médecin anglais, invente le premier godemiché électromécanique pour faciliter l’orgasme et obtenir ainsi de meilleurs résultats cliniques. En 1900, l’exposition universelle rassemble toute une collection de vibromasseurs à Paris. Cependant, c’est leur utilisation au début du 20ième siècle dans les premiers films pornographiques qui donnera aux sextoys leur réputation sulfureuse et inavouable !

L’avènement de l’électricité, l’invention des piles, la découverte du caoutchouc et les progrès dans la fabrication des diverses matières plastiques ont également révolutionné l’histoire du sextoy. Désormais glamour, chics, ces objets coquins, dont les formes ne sont plus exclusivement celles du pénis, sont devenus des objets d’émancipation mais aussi de découverte de sa sexualité et de son intimité. L’acte d’achat se déculpabilise au profit d’une sexualité libérée, sans pour autant être libertine.

sextoy Lelo

sextoy Lelo

En guise de conclusion sur l’histoire du sextoy, ainsi que pouvait l’écrire Agnès Troussier, sexologue : « Les femmes reconnues dans leur attente, déculpabilisées d’un plaisir confiné, contenu, peuvent franchir un nouveau pas dans l’expression de leur plaisir et de leur jouissance… Objet de liberté, il peut être à l’origine de plusieurs jeux… C’est l’outil d’un plaisir qui se consomme quand on le veut, où on le veut et avec qui on le veut. Une liberté propice à l’autonomisation du plaisir. Objet support de fantasme…, posséder un olisbos, c’est comme posséder un stylo : avec lui on peut écrire toutes les histoires du plaisir, imaginer les fantasmes des plus simples aux plus fous. Il est là pour libérer la créativité, la décupler… ».

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Lilie • 10 décembre 2013


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